Les mauvais côtés de l’expatriation

Jusqu’à présent j’ai toujours parlé des choses sympas liées à l’expatriation comme mes voyages, mon année à UCLA, les opportunités professionnelles, la différence de culture, mais aujourd’hui j’ai envie de vous parler des côtés un peu beaucoup moins sympas. Parce que oui, forcément il y en a. En général quand on lit un blog d’expat on a envie de lire des choses qui nous font rêver, mais aujourd’hui je vous embarque dans les côtés moins glamours de ma vie à LA, parce que ça en fait également partie. J’ai déjà eu droit à des remarques comme « tu vis à Los Angeles te plains pas », « oui mais au moins tu habites là bas ». Certes. Mais ce n’est pas parce que je vis là bas que je passe ma vie sous les palmiers ou sur un tapis rouge. La routine métro-boulot-dodo n’est pas valable qu’à Paris. Peu de gens s’en rendent compte, mais au final j’ai la même vie que j’avais en France, en moins facile sur beaucoup de points. Comme on dit bien souvent :

« life begins at the end of your comfort zone »

IMG_3746En venant finir mes études puis travailler je suis sortie de ma zone de confort, et je me heurte donc à des choses beaucoup moins confortables : vivre avec un visa et dépendre de l’immigration, ne pas avoir de rentrée d’argent et devoir vivre sur ses économies, ne pas créer de réelles amitiés, découvrir un nouveau mode de vie, ne pas savoir de quoi demain sera fait, s’adapter à une autre culture.

Bienvenue dans la face cachée de l’expatriation !

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Ces dernières semaines ne sont pas des plus faciles pour moi et c’est pourquoi j’écris cet article aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de choses qui me sont tombées dessus en même temps, et ça a fait beaucoup. C’est une des premières fois que j’ai sérieusement envisagé de rentrer en France. Pour que moi, Gaëlle, je veuille rentrer en France, c’est que je suis vraiment pas au top de ma forme !

Mon année à UCLA s’est terminée fin juin, j’ai alors du chercher un travail pour faire mon OPT. Vous avez pu suivre l’histoire ici, j’ai trouvé un part-time comme hôtesse au Staples Center. Sauf que c’est un part-time, et un part-time ne paye pas mon loyer. Je cherche donc un full-time job. Et la, les choses ne sont pas si simples.

★ La difficulté à trouver un travail

J’ai un gros avantage, c’est que j’ai une autorisation de travail. C’est déjà énorme, je le sais. Grâce à ça je suis au même niveau que les américains. Ce n’est pas pour autant que tous les jobs m’attendent les bras ouverts. En France on a le droit de travailler et pourtant il y a des milliers de chômeurs, alors pourquoi ici tout serait simple ?

Ca va faire maintenant 3 semaines que je cherche un travail, dont 2 que je passe enfermée chez moi à parcourir tous les sites et à envoyer des mails à tout va. J’ai parlé avec ma boss de Live Nation, j’ai passé un entretien qui n’a pas donné suite car le poste ne m’intéressait pas, je joue à 300% la carte du networking. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y a des postes disponibles. C’est l’été, et pour mon métier c’est clairement la période creuse. Donc déjà que la musique n’est pas le milieu qui recrute le plus, je cherche à un moment où il n’y a pas d’offres, ça n’aide pas. Le peu d’offres que je trouve et qui m’intéressent sont pour des postes de manager. Parfois je tente mais je ne me leurs pas, je n’ai pas les 5 ans d’expérience demandé ! Je continue de chercher, je ne lâche pas. Je ne met pas le nez dehors, je passe mes journées à écrire des lettres de motivation et à éplucher les profils Linkedin, et puis je prie pour un miracle. Et forcément, le fait de ne pas trouver de travail devient pesant. C’est devenu une obsession et quand on avance vers rien, c’est difficile. Et c’est d’autant plus difficile car je ne peux pas accepter n’importe quel travail du à mon visa (je suis sous OPT, mon travail doit donc correspondre à mon diplôme), et mon potentiel job sera celui pour lequel je demanderai le sponsoring dans quelques mois donc je ne peux prendre le premier job venu. Et puis bien sur, financièrement parlant il me faut vraiment un travail. Pas un travail quelques jours par mois, un vrai de vrai, avec ses 40 heures/semaine et ses 30K/an !

★ Devoir vivre sur ses économies

Pour le coup c’est vraiment propre au visa étudiant, et donc à ma situation (forcément, sinon ça ne serait pas drôle!). J’en ai déjà parlé plus d’une fois tout le long du blog, quand on vient étudier on nous demande de prouver que l’on a le montant nécessaire pour subvenir à ses besoins pendant 1 an sans avoir besoin de travailler (puisque travailler sous visa F1 est interdit).

J’ai (à peu près) eu les fonds nécessaires pour tenir le temps de mon année à UCLA. Mais mon année est terminée et je vis désormais grâce à mon salaire. Donc si vous suivez bien, je vis avec pas grand chose puisque je n’ai pas de vrai travail. Je peux même pas dire que je vis grâce à mon salaire du Staples Center puisqu’ils paieront mon mois de juillet que dans 1 mois et demi, mais ça c’est une autre histoire (les américains sont vraiment des êtres étranges je vous jure!). Clairement, si je n’ai pas de full-time job d’ici mi-septembre je devrais rentrer en France. Et j’aurai la haine.

Pendant mon année à UCLA le fait de ne pas pouvoir avoir de rentrée d’argent était déjà super pesant. Bien sur je parle des gens comme moi qui sont venus par leurs propres moyens, qui ont économisés ou/et fait des prêts et qui vivent grâce à ça. Car parmi les étudiants à UCLA il y a aussi tous les fils et filles à papa/maman qui viennent vivre dans le luxe 5*. Ceux la on les évite ! Mais vivre sur ses économies ça veut dire devoir faire attention à tout car tu sais que le jour où tu arrives à 0 il n’y a pas de solutions. Pas de petits extras comme on peut faire en France, ou dire « je vais faire des heures sup ». Non, si tu n’as plus, tu n’as plus. Et quand tu es entourée de personnes qui travaillent, qui gagnent un salaire et qui peuvent profiter, c’est très frustrant.

★ Ne pas créer de vrais amitiés

Je me souviens de Sarah (une française devenue américaine qui vit à LA) qui avait dit à sa mère que je restais un an de plus, un peu comme si elle lui avait dit « c’est bon elle reste, ça peut être ma copine ». Et c’est tout à fait comme ça que ça marche ici. Quand je suis arrivée en septembre j’ai rencontré des gens qui aujourd’hui sont tous rentrés en France. Ils sont resté la 3 mois puis au revoir. Et en Janvier de nouvelles personnes sont arrivées, puis parties. L’expatriation c’est un va et vient non stop. Tu rencontres des gens, tu as à peine le temps de te lier d’amitié avec eux qu’ils sont déjà partis. Je sais que c’est en partie parce que je fréquente très peu d’américains, mais je me rends compte qu’il est très difficile d’être amie avec les américains. Ca fera l’objet d’un futur article, mais les américains ont tendance à avoir beaucoup de connaissances et à t’oublier aussi tôt. Tu passes une soirée/journée, tu discutes, tu échanges ton Facebook, mais rien de plus, deux jours après ils ne se souviennent pas de qui tu es ou de où ils t’ont rencontré. Du coup j’arrive plus à créer des liens avec les expats qu’avec des gens de LA. Et quand tu es toi-même expat c’est difficile car tu ne sais pas pour combien de temps tu es la, tu ne sais pas si tu vas rester ou non, donc tu n’as pas envie de lier des liens avec des personnes si c’est pour les quitter 2 mois après. Au final on est seul. On a un ou deux amis proches mais sinon c’est beaucoup de solitude et ce n’est pas toujours évident.

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Depuis que j’ai terminé UCLA je me rends compte que je suis vraiment seule. Avant je voyais du monde parce qu’on avait cours ensemble. Mais maintenant c’est différent. Et même pour moi c’est différent, maintenant que j’ai terminé UCLA j’ai envie de fréquenter des personnes qui sont dans la même situation que moi, c’est à dire des personnes qui travaillent. Et manque de pot je ne connais pas grand monde dans cette situation, donc disons que je traverse une phase de grande solitude, transition entre la vie d’étudiante et la vie d’adulte !

★ Changer son mode de vie

Pour moi s’il y a bien une chose qui a changée quand je suis arrivée ici, c’est faire de la colocation. Je vis seule depuis 5 ans, j’ai vécu seule mes 4 premiers mois à LA. Sauf qu’à LA, prix des loyers oblige tout le monde vit en coloc ! J’avais déjà connu ça lors de mes saisons à Disney ou quand je faisais des stages, mais jamais sur le long terme et dans la « vraie vie » (pour moi Disney n’a jamais été la vraie vie, c’est la bulle Disney, et faire 1 mois de coloc par ci par la ce n’est pas comparable).

Je partage donc ma chambre et mon appartement depuis maintenant 8 mois. J’aurai pu tomber bien pire, je le sais. Mes colocs sont cool, on s’entend bien, on a chacune notre vie, dans l’ensemble c’est vraiment bien. J’adore mon appart, j’ai mon espace à moi et j’ai des palmiers devant ma fenêtre. Alors pourquoi je me plains ? Tout simplement car plein de petits détails font que la vie en coloc n’est quand même pas toujours simple. J’ai eu une période où je me suis beaucoup plains sur Facebook parce que mon ancienne coloc était insupportable. Elle avait toujours vécue avec sa mère et était habituée à ce que sa mère fasse tout pour elle et dise amen à toutes ses exigences/nonchalances. Donc pour elle, laisser la cuisine en vrac, poser son assiette sur le plan de travail puis partir, tout entasser dans l’évier et ne jamais vider le lave vaisselle, c’était normal. Ca l’était un peu moins pour moi. Prendre la bouffe des autres sans demander et leur dire d’en acheter plus pour qu’elle puisse se servir un peu plus c’était normal aussi. Débarquer dans ta chambre à 8h du mat sans frapper, en étant au téléphone, te réveiller et lancer une lessive, c’était normal aussi. On a finalement réussi à la faire partir après 3 mois, victoire ! Mais du coup les choses ne sont pas devenues parfaites avec la nouvelle qui n’a pas vraiment la notion d’économies. Elle laisse donc les lumières allumées partout tout le temps, et met la clim en marche H24 à 15 degrés parce que c’est plus simple que d’ouvrir la fenêtre. Niveau rangement et propreté on a pas non plus touché le gros lot puisqu’elle n’a pas touché à l’aspirateur une seule fois en 2 mois et demi. Et parce que je ne suis pas une femme de ménage j’ai décidé que je n’avais pas à passer derrière les autres, j’ai arrêté de laver la cuisine et le salon, c’est donc comme ça que l’on s’est retrouvé à avoir des fourmis et des bêtes partout (ma chambre est nickel, je vous rassure!). Finalement après un sérieux règlement de compte l’appart a été nettoyé et des compromis ont été fait, reste à voir combien de temps ça durera ! Mais du coup le fait de devoir s’adapter à un nouveau mode de vie n’est pas des plus simples, surtout quand il faut vivre avec des personnes qui ont une culture et une éducation différente.

Ces dernières semaines j’ai vécu enfermée dans ma chambre, le fait que l’appart soit disons-le dégueulasse ne me donnait pas envie de passer du temps dans les parties communes. J’allais dans la cuisine me faire à manger rapidement puis je retournais manger dans ma chambre. Je ne voyais jamais mes deux autres colocs en raison de mes horaires décalées. Ma coloc qui partage ma chambre n’habite plus vraiment ici, elle passe à l’appart quand je ne suis pas la donc on ne se voit pas et elle n’est plus du tout investie dans ce qui se passe ici. Du coup tout ça a fait que j’ai eu envie de déménager. J’ai fait mes clics et mes clacs, j’ai cherché et visité des apparts, mais le fait que mon contrat se termine dans un mois me fait dire que c’est plus simple que je reste ici et que je prenne sur moi, plutôt que de devoir sous louer et me retrouver sur plusieurs contrats de location.

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Au final, le travail inexistant + la pauvreté + la solitude + la mauvaise ambiance à l’appart, ça commence à faire pas mal qui pèsent sur le moral !

★ La culture américaine

Un peu comme je le dis juste avant, il y a plein de choses différentes entre la France et les Etats-Unis. On a pas été élevé pareil, le mode de vie n’est pas le même, des choses qui peuvent paraitre bête pour les uns ne le sont pas pour les autres. C’est une adaptation de tous les jours. Je ne me plains pas de ça, je pense m’être assez bien faite à la vie ici et à la culture, mais dans un sens on sent qu’on est pas chez nous. En quelques sortes il faut toujours prouver que tu « mérites » d’être ici, il faut se justifier de tout.

★ L’avenir incertain

C’est le jeu quand on vient en tant qu’expat et d’autant plus avec un visa comme le mien. Je suis venue pour 1 an d’études, finalement je reste un an de plus. Qui sait ce qui se passera fin juin ? C’est tout simplement impossible d’avoir des projets dans cette situation. On est obligé de vivre au jour le jour, aucun plan sur la comète n’est possible. Quand tu es en France et que tu as 25 ans, tu as un peu ton chemin tracé. CDI, mari, enfant, maison, chien, nouvelle voiture, 2 semaines de vacances dans le sud (cliché du jour bonjour). Quand tu es expat et que tu as 25 ans, tu sais pas. Si, tu sais que les vacances tu oublies. Impossible de savoir ce qui va se passer dans 1 mois, alors imaginer plus loin n’y pensons même pas !

Ces dernières semaines j’ai suivi assidûment l’émission « Chasseurs d’apparts » (oui je reste fidèle à toutes les émissions françaises un peu nulles, d’ailleurs c’est bientôt le retour de Secret Story et oui j’assume!). Bref, ça m’a donné envie de refaire ma maison de Bordeaux, enfin du moins de casser un mur, acheter un nouveau canapé et mettre du gazon. Ici, je pense pas à ça. Ici je pense à trouver ma prochaine coloc avec qui je partagerai 15m2 et ma seule déco possible sera le choix de la couleur de ma housse de couette Ikea. Donc pour avoir mon propre appart ou ma propre maison et y planter du gazon je peux attendre de nombreuses années !

Bref on est obligé de vivre au jour le jour, et se laisser porter. Forcément que je me bats pour rester mais au final je suis dépendante des autres et de l’immigration, je ne suis pas seule décisionnaire de mon avenir. Je me dis que je n’ai que 24 ans, mais c’est difficile de ne faire aucun projets, de ne pouvoir s’engager sur rien et de vivre en espérant que ça se passe comme on l’espère.

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Pour terminer sur une note positive, je ne me plains pas de la vie que j’ai ici, bien au contraire. Je suis très contente d’être la, de vivre et d’avoir vécu toute cette aventure. Les mauvais côtés sont part entière de l’expatriation, et c’est pourquoi j’avais envie de les mettre en avant. J’ai conscience d’avoir une chance immense de vivre à Los Angeles, mais il ne faut pas croire que tout est rose pour autant. Il y a des hauts et des bas comme partout, et les expats n’y échappent pas !

Tout le monde ne pourrait pas se lancer dans une expatriation. Tous ceux qui disent « tu vis là bas ne te plains pas c’est génial qu’est ce qui pourrait être pire », demandez-vous deux secondes si vous seriez prêt à partir seul à l’autre bout du monde sans aucun avenir certain. Pour beaucoup la réponse serait non !

Mais tout de même c’est une super année qui vient de passer, et j’espère que c’est aussi une super année qui arrive. Dans tous les cas cette aventure Outre-Atlantique, peu importe le temps qu’elle durera, m’aura fait grandir et m’aura ouvert les yeux sur beaucoup de choses, car c’est aussi ça l’expatriation ! :)

Je précise que je n’ai pas écrit cet article pour me plaindre de ma situation actuelle, juste pour faire ouvrir les yeux sur ce qu’on affiche pas toujours sur un blog et qui pourtant est part entière de l’expatriation !

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57 Comments

  • Expatriation : 10 raisons d'aimer partir mais de toujours revenir - Experiences en famille 16/02/2017 at 11:06

    […] – Gaelle in Los-Angeles, qui vous parlera de son expatriation à Los Angeles : ses démarches, ses découvertes, ses déceptions d’expatriées… […]

    Reply
  • Sheryl 13/01/2017 at 1:04

    Super article ! Je te souhaite bon courage concernant tous ces « effets secondaires » de l’expatriation que je vais sûrement vivre lorsque je serais à San Francisco. Et je commence déjà à les vivre en ce moment : ne pas savoir ce qui arrivera là-bas et après cette expérience d’un an, devoir convaincre les parents et proches que c’est une bonne chose de partir et de payer une somme mirobolante pour le sponsor et le visa. Dur dur, c’est beaucoup de pression, c’est énormément stressant, surtout que je ne sais pas si je vais essayer de rester ou de rentrer en France pour travailler, et puis au niveau des amis ou des amours en France ou aux US c’est frustrant aussi. Bref très compliqué de se sentir le cul entre 2 chaises !
    Bon courage encore et j’espère peut être te voir un jour à LA, qui sait ! :)

    Reply
  • Lou 22/03/2016 at 1:47

    Oh ca fait plaisir cet article. Expatriée en Suisse alémanique depuis 2-3 ans pr les études, et bien ca y’est c’est le creux. Quand le quotidien devient plus dur, l’éloignement des amitiés se fait plus dur. Pourtant j’avais l’âme voyageuse et Zürich ne me semble pas loin… Mais c’est cette impression du temps qui s’écoule. Et que les amitiés construites sur place ne sont pas si fortes que celles d’avant.

    Mais surtout : l’adaptation constante qui à la longue fatigue. Je fais mon petit burnou comme je l appelle ;)
    Beaucoup d’efforts à fournir, ca essoufle.

    Reply
  • Audrey 19/11/2015 at 1:41

    Bonjour Gaelle,

    Je suis actuellement en train de chercher un stage rémunéré sur LA car il s’agit de mon rêve depuis très longtemps et à 26 ans, il me semblait que c’était le moment ou jamais. Toutefois, j’hésite encore entre me lancer ou abandonner cette « folie ». Tes articles me font d’autant plus hésiter. L’une des choses qui me fait peur, c’est l’impossibilité de trouver un stage assez rémunéré pour pouvoir me permettre de payer un loyer… Aurais-tu peut-être des conseils à ce sujet sur les quartiers les moins chers ou des villes à 30 minutes avec transports permettant de rejoindre LA ? Je suis à l’heure actuelle complètement perdue dans le réalisable/non réalisable.

    Merci par avance si tu peux me conseiller et merci pour ton témoignage.

    Reply
    • Gaelle 19/11/2015 at 2:31

      Hello Audrey,
      Il ne faut vraiment pas venir avec l’impératif d’avoir un stage rémunéré car ce n’est pas garanti, c’est pas obligatoire, et il n’y a aucune règlementation par rapport à ça. Surtout que tu veux pouvoir vivre grace à ton salaire, ce qui sous-entend que tu dois avoir un très bon stage. Tout dépend du milieu dans lequel tu es, tout ce qui va toucher aux IT paye bien, mais pour des stages plus « courants » type communication, commerce, marketing etc… c’est beaucoup plus rare.
      Vivre à LA est cher, il y a forcément des quartiers moins chers que d’autres (mais c’est pour une raison, donc pas de sécurité, logement laissant à désirer, loin de la ville et sans accès). En 30 minutes de transports tu ne sors pas de LA. D’un bout à l’autre en transport il te faut environ 2h. 30 min c’est le temps que je met pour aller travailler quand il y a un peu de traffic, alors que j’habite à même pas 4 miles.
      La meilleure chose à faire est de mettre un maximum d’argent de côté. N’abandonne pas ton rêve mais soit juste réaliste. Il faut de l’argent pour venir à LA, pas le choix. Et un salaire de stagiaire (si salaire il y a) risque d’être limite.
      Good luck ! :)

      Reply
      • Rachid 09/05/2017 at 7:39

        Coucou Gaëlle , alors aujourd’hui toujours a los angeles tu as un mail pour échanger car je souhaite l’expatrié là-bas merci et si tu est revenu au plaisirs d’échanger ici prend soin de toi , tu est une femme courageuse et tous voyage et surtout aussi loin en apprend bcp sur nous meme et la vie bisous et félicitation pour ta volonté sans faille.

        Reply
  • steph 09/10/2015 at 3:20

    Bonjour Gaëlle.
    Je me reconnais tellement dans ce que tu écris.
    J’ai véçu à l’étranger pendant de nombreuses années, et dans 3 pays différents.
    A chaque fois, j’ai été confronté à différentes difficultés : barrière de la langue, choc des cultures, difficulté à nouer des liens solides, colloc plus ou moins sympa….
    Malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer, j’ai envie de repartir à l’étranger, d’autant plus que je sens de plus en plus la pression sociale/familiale : « tu as 30 ans, il serait temps de te poser, penser bébé, achat… »

    Bon courage pour la suite.

    Reply
    • Gaelle 10/10/2015 at 3:51

      Hello Stéphanie,
      En effet, malgré tous les points négatifs on a souvent envie de repartir ! :)

      Reply
  • Déménager à Los Angeles, Part 3 | Gaelle in Los Angeles 21/09/2015 at 9:35

    […] avais déjà parlé sur ma page Facebook, j’en avais aussi parlé dans mon article sur les mauvais côtés de l’expatriation : je me sentais mal dans mon appart. L’ambiance n’était pas au beau fixe, […]

    Reply
  • Julie 12/09/2015 at 9:00

    Je ne sais pas si tu as trouvé du boulot depuis mais avec un OPT tu peux trouver n’importe quel boulot, il faut juste tourner l’intitulé :) J’ai eu un master en relations publiques et je suis devenue manager d’un resto, mais j’ai dis que je leur faisais les relations publiques. Ils n’ont jamais vérifié et ne m’ont jamais rien dit, donc si tu galère vraiment trouve un mi-temps de dépanage le temps que tu trouves autre chose qui te corresponde mieux!
    Pour la coloc ca me fait rire car j’ai vécu la meme 2 fois!! Et pas que des américains mais des gens qui n’avaient jamais vécu ailleurs que chez papa et maman. Après c’est tres américain ce qui t’arrive, ils sont beaucoup moins respectueux que nous, ils ne font pas d’économie pour rien, c’est le combat continuel, et ca m’exaspere aussi…
    Pour l’amitié on a vraiment des concepts différents en France, ici ils sont tes meilleurs amis un soir et après tu ne les revois plus. Par contre c’est un truc de l’Ouest aussi. Sur cette côte j’ai majoritairement des amis français, pas trop d’américains, par contre j’ai vécu dans le Tennessee et là les gens sont totalement différents! J’ai de vrais amis là bas, avec qui je suis toujours en contact meme si je suis partie depuis 3ans, mais ça c’est les gens du Sud et c’est un vrai régal!!
    Pour le fait que tout soit incertain j’ai vécu la même que toi!! J’avais 29ans donc t’imagines qu’en France tout le monde était marié avec des gamins et moi je ne savais même pas ce que j’allais devenir 5 mois avant que mon visa n’expire! J’ai eu de la chance, mon ami d’enfance et petit ami à l’époque (je suis venue aux US au lycée pendant 1an y’a 14ans), m’a proposé de me marier avec lui pour que je puisse rester, 1mois après on était mariés, et depuis c’est une histoire qui dure! 2ans et demi et une maison achetée donc finit la vie dans l’incertitude :)
    C’est dur d’avoir un sponsor (je découvre ton blog donc je ne connais pas trop ta formation) mais je te conseille de taper partout dans les US et de ne pas te fixer sur LA. Il y a beaucoup de boulot sur la côte Est, meme dans des regions sympa comme la Caroline du Nord. Meme si tu dois aller dans un endroit que tu aimes moins mais que tu décroches un sponsor tu pourra gagner de l’expérience, et qui sait rencontrer quelqu’un pour ne plus dépendre de ton entreprise et décrocher la carte verte :) Bon courage en tout cas!!

    Reply
    • Gaelle 12/09/2015 at 12:14

      Hello Julie,
      J’ai un job part-time oui, et j’ai un peu joué sur les mots on ne m’a pas demandé plus de détails que le nom de l’entreprise.
      Tu me découvres juste donc tu ne sais pas forcément ce que je fais, mais par rapport à mon milieu (je suis dans l’industrie musicale/le touring) les opportunités sont quasiment toutes à LA, sinon c’est un peu NY mais c’est une ville qui ne m’attire vraiment pas, c’est pas fait pour moi. On dit souvent qu’il faut voir plus loin que LA/NY/Miami (et je suis la première à le dire!) mais dans mon cas je ne trouverai pas de travail ailleurs.
      Merci pour ton commentaire en tout cas, ça fait plaisir de voir qu’on est tous passé par la je me sens moins seule !! ;)

      Reply
      • Julie 12/09/2015 at 1:01

        As-tu tenté Nashville? L’industrie de la musique est énorme là bas, je connais du monde qui a laché l’affaire avec LA et ils ont trouvé leur bonheur à Nashville. Tu devrai suivre cette piste, la ville est géniale et les gens sont chaleureux et super agréable dans le Sud!! En plus la ville est en plein expension, des sièges de grosses boites s’y installent donc la ville va pas mal bougé dans les années à venir.
        Pour NYC je te comprends… j’adore y aller en vacances mais je n’y vivrai jamais!!
        Oui t’es loin d’être seule ;) On est nombreux à faire parti de la case expats en galère qui n’ont pas eu la chance de tout avoir eu servit sur un plateau par notre entreprise qui nous expatrie. On galère mais l’expérience est tellement plus intense que je ne l’échangerai pour rien au monde!!

        Reply
        • Gaelle 12/09/2015 at 1:08

          Il n’y a pas vraiment de touring à Nashville c’est surtout des venues ou quelques labels, mais les tournées se font à 95% à LA :(

          Reply
  • sandrine 01/09/2015 at 9:41

    « Vieille » de 45 ans, je vis aux US depuis 20 ans. Je peux te dire qu’apres tout ce temps je ne me suis toujours pas fait de « vrais » amis americains; ou alors ce sont des conjoints de francais. Ou alors ce sont des binationaux. Ma seule vraie copine americaine est partie a Paris pour se marier avec un francais…..Nous avons aussi pas mal bouge a l’interieur des US et a chaque fois perdu nos amis. Sinon tous nos amis sont francophones ou immigres d’autres pays. Quand nous vivions au Canada c’etait la meme chose. Pas d’amis quebecois……donc tu n’es pas seule! C’est un peu desesperant mais c’est la vie d’immigre/expat. Il faut apprendre a apprecier les amis qu’on a au moment ou on les a. Savoir apprecier les rencontres meme si elles ne durent qu’une journee. J’ai la chance d’avoir mon mari, francais aussi qui est aussi mon meilleur ami. Je n’aurais pas pu epouser un americain, la difference culturelle se fait fortement sentir surtout quand la femme est francaise et le gars americain. Toutes mes amies francaises ayant epouse un americain ont fini par divorcer. Elles ne supportaient pas par exemple,q u’il ne veuille pas prendre tous les soirs son repas a table. Les Americains aiment manger devant la TV individuellement, a leur heure. il y avait aussi des problemes pour les enfants. Bref, c’est un autre sujet. Bonne chance pour septembre alors, je te souhaite de trouver un travail.

    Reply
  • Marie-Claire 22/08/2015 at 1:25

    Hey! Fellow Music Business Certificate here! J’avais fini mes classes juste avant que tu arrives, on ne s’est jamais rencontré. Je suis juste arrivé sur ton blog quand je me suis faite invité sur le groupe FB et que j’ai voulu voir de quoi la « nouvelle promo » était faite.

    Je voulais juste donner un câlin de compassion. Tu as très bien résumé l’anxiété et l’énervement qu’on vit au quotidien, nous les expatriés. Ca fait 2 ans que je m’en plains sans relâche et suis incomprise, par mes colocs qui ne voient pas de problèmes à devoir partager une chambre à bientôt 30ans, ou des américains qui me promettent qu’on va être les meilleurs amis du monde pour ne plus jamais entendre parler d’eux, et ceux qui assument que je veux rester parce que « LA is the dream » et qui s’étonnent quand je leur dis que je n’attends plus rien de cette ville et je veux avancer dans ma vie, professionnellement/dans ma vie privé, et que je suis conscient que je ne peux pas faire ça ici (ce qui est un peu insultant btw, les écouter dénigrer mon pays, comme si venir vivre à Los Angeles m’avait sauvé d’une vie affreuse. Je vivais à PARIS hein.).

    Honnêtement, tu as plus d’optimisme que moi, j’en peux plus!

    Enfin bref, Câlin.

    Reply
  • lauren 20/08/2015 at 7:30

    Hey !! je voulais juste savoir si tu etais encore sur LA ? Je pense que ouii ! Je vis aussi ici depuis quelques mois, je rest eun an de plus mais c est plein d’incertitudes…Ton article me renvoie mes propres impressions ! Tu penses que l’on pourrait se croiser ?

    Reply
    • Gaelle 20/08/2015 at 8:10

      Hello Lauren,
      Je suis toujours sur LA oui ! J’ai pas beaucoup de temps libre en ce moment, tu es vers ou ?

      Reply
      • lauren 22/08/2015 at 10:17

        Je vis a Pasadena ! Et toi ??

        Reply
        • Gaelle 22/08/2015 at 3:29

          C’est pas à côté, je suis à Westwood pour le moment mais je vais déménager le mois prochain je ne sais pas encore ou !

          Reply
  • Cécile 12/08/2015 at 4:45

    Coucou Gaelle, je découvre ton blog, j’aime beaucoup sa présentation!
    Je suis passée par là, et j’y suis un peu de nouveau ^^ On sait ce qu’on veut faire pour que ça change mais on ne peut pas (comme changer ta coloc).
    J’ai décidé de me poser quelque part depuis quelques semaines, au risque de m’ennuyer un peu plus que lorsque j’étais en Asie mais au moins je vais avoir une stabilité, conserver mes amis car à force de dire au revoir à tout le monde, je n’en pouvais plus!
    Et je suis comme toi ces derniers jours, mes journées à l’ordi. dans l’espoir d’une offre! Même si nos situations ne sont pas exactement les mêmes, je te souhaites bon courage, et autorise toi quelques sorties quand même sinon tu vas craquer!
    Pour l’instant, j’ai la chance d’avoir une bonne coloc’, au moins je suis tranquille de ce côté :)

    Reply
    • Gaelle 13/08/2015 at 6:05

      Hello Cécile,
      Comme tu dis on sait ce qu’il faut faire mais on n’est pas toujours seul décisionnaire ! Si c’était le cas ça ferait bien longtemps que j’aurai un travail et que j’aurai déménagé ! ;)
      Je sors quand même un peu, déjà pour travailler les soirs de concert ou de match, heureusement sinon je serai vraiment devenue folle !
      J’espère que tu pourras trouver quelque chose, bon courage à toi !

      Reply
  • Cyn-travels 10/08/2015 at 1:06

    je suis bien d’accord avec j’ai été expatriée au Etats Unis et la culture américaine et es américains sont … spéciaux ! Maintenant je sis expat en Afrique, donc c’est bien différents! Mais le cas de l’amitié reste le même. Je ne prends pas la peine de me lier d’amitié avec des gens de « passage » … car dire au revoir ça va 5 min ! Je préfère construire des relations avec des personnes qui restent au moins 6 mois.
    bonne continuation pour la suite !!!

    Reply
  • Mélanie 09/08/2015 at 1:06

    Coucou.
    Je lis tous tes articles et je trouve ça formidable ce que tu as fait. Tu es partie, seule, aux Etats Unis. Je te tire mon chapeau, tu affrontes les difficultés et tu t’en sors très bien.
    Pour ma part, il n’y a pas une semaine qui passe sans que je me dise que je vais partir vivre au Canada et pourtant je n’en fais rien. Alors BRAVO.
    Je te souhaite pleins de courage.
    Continue tes articles, ils font plaisir à lire.

    Reply
    • Gaelle 09/08/2015 at 12:56

      Hello Mélanie,
      Merci beaucoup ! J’essaye de m’en sortir du mien que je peux !! :-)
      Si tu veux partir, lance toi ! Tu ne perds rien à tenter le coup. Si tu as peur de franchir le pas, pars juste quelques temps pour te faire à l’endroit et à la distance, et tu verras si tu te sens prête à partir pour de bon ! Good luck !

      Reply
    • melanie 09/08/2015 at 1:01

      Je suis infirmière et visiblement ça engage à fond au Canada. Pour l’instant, je pense que je ne suis pas prête en fait. J’aime mon metier en France mais juste envie d’un quotidien différent… Je garde le projet dans un coin de ma tête…

      Reply
      • Gaelle 09/08/2015 at 2:03

        Ah oui dans ce cas c’est un peu plus compliqué. Comme tu dis, garde le projet dans un coin de ta tête on ne sait jamais ce qui peut se passer dans quelques années !

        Reply
  • Sophie 07/08/2015 at 10:22

    Tu traverses des moments difficiles et j’espere que tout va s’arranger rapidement pour toi. Nous sommes expats en famille au Texas et crois- moi nouer des relations est difficile ici aussi. L’eternel probleme de la difference entre friends et friendly qui en tant que francais te prend par surprise. Notre fils de 13 ans en souffre beaucoup alors que notre fille de 9 ans se sent comme un poisson dans l’eau depuis 3 ans que nous sommes ici. La solitude nous pese mais heureusement nous sommes en famille. J’espere sincerement que tu vas trouver un job. Un probleme a la fois… Je t’envoie plein d’ondes positives!! Bon courage

    Reply
    • Gaelle 07/08/2015 at 2:07

      Hello Sophie,
      Je pense que tous les expats français aux US connaissent la difficulté de nouer des relations avec les américains ! Tu as réussi à mettre des mots sur la situation : friend et friendly, la est toute la différence ! Beaucoup de gens friendly, peu de friends. A 13 ans ça ne doit pas être facile, j’espère que ça va aller avec le temps, quand va venir le moment de changer d’école il va rencontrer de nouvelles personnes. Venir en famille est un avantage et un inconvénient en même temps : on a quelqu’un à nos côtés on est jamais vraiment seul, mais en même temps ce confort peut nous empêcher de se sociabiliser. C’est ce qui s’est passé quand j’ai rencontré un groupe de français à mon arrivée, on était un petit groupe de 5/6 frenchies on restait ensemble c’était simple c’était comme un cocon, et puis ils sont tous partis. Et c’est la que tu te rends compte que tu n’as pas rencontré d’autres personnes car ce cocon c’était la facilité..
      Mais oui comme tu dis un problème à la fois, ma priorité est d’avoir un job, puis ensuite un appart, et quand j’aurai le job et l’appart je ferai connaissance avec de nouvelles personnes, quand je serai installée pour de bon ! Reste à voir si ce schéma parfait n’est pas trop parfait pour être réel ! Merci, et bon courage à toi et ta petite famille ! :)

      Reply
  • Dr. CaSo 07/08/2015 at 8:21

    Petite précision: on peut travailler avec un visa F-1 (sur le campus), j’ai bossé 20 heures par semaines pendant mes 10 ans d’études aux US :) J’ai aussi pas mal galéré pendant ces dix ans, c’est sûr que les colocs pouvaient être pénibles et les différences culturelles pas toujours faciles à vivre (j’ai par contre toujours fait attention de ne surtout pas me lier d’amitié avec des francophones). Mais quand je regardais la vie de mes amis et ma famille « back home, » je ne trouvais pas leur vie plus facile.

    Reply
    • Gaelle 07/08/2015 at 2:01

      Je ne parle pas trop du travail sur le campus parce que je sais que ce n’est pas avec ça qu’on vit. Et surtout les chances sont minimes. Pour moi à UCLA c’était 2 places pour les internationaux sur des milliers de postulants. Donc ce n’est pas ça qui rend la vie facile !
      Je pense que la vie n’est pas plus simple à un endroit ou un autre, juste que quand on part en expatriation (et surtout aux US) on dépend de l’immigration et c’est ça qui rend tout plus compliqué. Donc il y a de gros points noirs qu’on a pas en France, à côté de ça j’ai un confort de vie et des opportunités que je n’ai pas en France, ça compense ;)

      Reply
  • Good Morning Usa 05/08/2015 at 1:26

    J’ai lu cet article au réveil le jour où tu l’a posté (oui, j’suis comme ça moi :) Je l’ai vu sur Facebook hin. Je ne suis pas tarée au point d’être sur ton blog au réveil tous les matins ;) ) Et je me suis dit c’est vraiment pas chouette mais en même temps, ces périodes de remise en questions, de doutes etc. etc. sont passage obligatoire malheureusement… et je me suis dit Chouette, enfin, quelqu’un qui en parle car oui c’est tabou. Mais oui, je pense que 99,99% des personnes expatriés passent par là.

    Chaque histoire est différente mais parfois en lisant, je me suis dit que j’aurais pu écrire certains passages. Parce que c’est top, c’est sur ! Mais ce n’est pas facile pour autant d’être à la merci des douanes et ne pas forcément avoir de statut… En France, on ne se pose même pas toutes ces questions tout est plus facile. Alors même quand on vient d’un pays dit riche, l’immigration (même temporaire) dans un pays comme les US, BORDEL, c’est pas simple !

    .. mais c’est sympa aussi !

    .. mais c’est pas simple… !

    En bref, merci pour ce témoignage, courage pour les recherches !! Tiens nous au courant !!

    PS ; mon armé de minions et moi on te soutient ! Et même si tu ne nous vois pas, on manifeste sur Hollywood Blvd, à Venice beach et tout ! On lâche rien et surtout on croise les doigts !!! :D

    Force & Honneur !

    Reply
  • Clotilde 05/08/2015 at 10:16

    Bravo Gaëlle pour cet article très juste. Il est parfois bon de rappeler que la vie est loin d être facile, même sous le soleil Californien. Qu être expatrié n est pas une situation aussi privilégiée qu on pourrait le croire comme tu le décris si bien. Pour nous aussi bien évidemment, la situation est différente de la tienne, famille avec enfants installée à San Francisco depuis 1 an et sur le point de repartir vers de nouveaux horizons. On attend donc avec impatience ton futur article dans lequel tu nous annonceras avec bonheur que tu as trouvé un job et que tu peux continuer à poursuivre ton expérience américaine.

    Reply
  • Elisabeth 05/08/2015 at 10:14

    Intéréssant ton point de vue ! Je crois qu’aux difficultés de l’expatriation tu peux ajouter les séjours en France (ma situation n’est pas comparable à la tienne, beaucoup plus facile, mais je suis tout de même expat). Je ne sais si ça te fait ça aussi mais au final, je me sens étrangère chaque jour dans ma vie courante, mais je me sens également étrangère quand je rentre en France en vacance. Bizarre non ? ;-)

    Reply
  • Kuuki 04/08/2015 at 9:07

    Je suis venue au Japon en PVT et je te rejoins aussi sur pas mal de points même si j’ai une veine de malade.
    Là je suis avec quelqu’un et il a beau faire des projets et parler de l’année prochaine tout le temps, moi je sais pas si l’immigration acceptera ma demande de visa étudiant et donc si je serai toujours là l’année prochaine. C’est parfois dur à gérer et ça me pousse à prendre des décisions rapides sur certaines choses parce que j’ai pas envie de regretter si je dois partir. Enfin bref.

    J’ai aussi des problèmes d’appart, je rentrer régulièrement dans ma mini-chambre de 7m² hors de prix pour me retrouver nez à nez avec des cafards … Même si le problème est réglé (j’ai déménagé, merci chéri !) je reste traumatisée à vie. Sans parler de mes (ex) colocs qui claquent les portes à 4h du mat.

    On parlera même pas des potes parce que je suis aussi dans la même situation. Et mes rares potes autochtones ont au moins 10 ans de plus que moi.

    Enfin bref, malgré tout les problèmes je regrette absolument pas mon départ et je compte bien soit rester soit repartir ailleurs.

    Reply
  • Moscou By Flo (@florianegarde) 04/08/2015 at 10:52

    Bel article sur un sujet trop peu abordé et qui arrive pourtant plus souvent qu’on ne le pense.
    Je te souhaite vivement que la situation s’améliore et que dans quelques mois tu repenses à cette période avec le sourire!
    Plein d’encouragements pour t’aider à tenir le coup jusqu’à ce que tu trouves le job de tes rêves :)

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 2:15

      Hello Floriane,
      Merci beaucoup ! Je ne pensais pas aborder un sujet dont on parle si peu, mais à la vue des commentaires si, donc je suis plutôt contente de l’avoir fait ! :-)
      Une fois tout ça passé je ne retiendrai que le positif, c’est juste une -sacré- étape à franchir !

      Reply
  • Juliet-Anna 04/08/2015 at 10:36

    Je me retrouve dans ton article, je vais bientôt aménager au Royaume Uni. Je suis encore lycéenne , et il y a très peu de lycée francophone là-bas. Je vais donc devoir poursuivre mes cours par le CNED, qui sont les cours par correspondance de l’éducation nationale. Cela m’effraie un peu car j’ai très peur de pas me créer des affinités. Pour le travail c’est le même soucis, en générale il recherche des personnes qui ont déjà de l’expérience, qui parle couramment la langue, rien de bien simple ..

    Juliet de http://www.jabthelittleblondgirl.blogspot.com

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 2:12

      Hello Juliet,
      Heureusement pour moi la langue n’a jamais été un problème dans mes recherches de stage ou d’emploi, mais ils demandent des qualifications que je n’ai pas forcément (passer du statut stagiaire à SVP c’est quand même rare!).
      Tu vas suivre uniquement des cours par le CNED, aucun cours dans une vraie école ? C’est dommage car en effet (surtout à ton âge) c’est en allant en cours que tu te crées une vie sociale :/ Bonne chance en tout cas et j’espère que la vie là bas te plaira !

      Reply
  • ifeelblue 04/08/2015 at 7:18

    c’est clair que l’expatriation, c’est loin d’être toujours rose. Mais malgré les mauvais cotés, ça reste une expérience ultra enrichissante :) bon courage pour la recherche d’emploi! ;)

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 2:06

      Une expérience plus qu’ultra enrichissante même ! Et justement, les mauvais côtés la rende encore plus enrichissante ! :-)

      Reply
  • madameananas 04/08/2015 at 6:00

    Salut,

    Expat dans la Silicon Valley je comprends tout à fait ton article. J’ai une situation un peu différente (pas le meme visa) mais on a globalement les même difficultés : nouer des relations avec d’autres personnes que les expats (meme si j’adooooooooore mes copines expats), avoir une visibilité sur la vie à 5 ans et +…
    Au niveau bouot je ne sais pas encore, aujourd’hui est officiellement mon premier jour de vraie recherche de vrai boulot…

    Bon courage à toi, j’espère que tu vas vite trouver le job de tes rêves.
    Karine

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 2:04

      Hello Karine,
      En effet nos situations ne sont pas tout à fait les mêmes dû au visa, déjà tu parles de 5 ans et + alors que moi je parle de 1 mois et + haha !
      Good luck pour tes recherches, la première qui a un job fait signe à l’autre ;)

      Reply
      • madameananas 04/08/2015 at 2:09

        On a un visa pour encore 1 an en fait, après c’est l’inconnu!

        Reply
        • Gaelle 04/08/2015 at 2:18

          Welcome to my life, on peut faire un décompte ensemble si tu veux ;)

          Reply
  • Maéva 04/08/2015 at 5:36

    Je pense qu’il y a toujours des moments difficiles dans la vie, peu importe l’endroit où on vit ! Le fait de vivre à l’étranger fait rêver beaucoup de monde mais très peu se lance dû à tous les points négatifs que tu viens d’aborder. je trouve très intéressant que tu en parles car pour moi qui n’est pas encore partie, ça me permet d’être prévenue :)
    Pleins de bisous et comme on dit la roue tourne
    xx
    Maéva
    http://www.maevaandlondon.com

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 2:01

      Il y en a aussi beaucoup qui se lancent sans penser aux points négatifs. Du coup ils reviennent aussi vite qu’ils sont parti ! ;)
      Après chaque situation est différente, pour toi à Londres les choses seront plus simples car tu restes tout de même proche de chez toi et tu peux rentrer facilement. Mais toute expatriation a ses points positifs ainsi que ses points négatifs, il faut juste ne pas les oublier ! Good luck pour ton départ !

      Reply
      • Maéva 05/08/2015 at 5:21

        C’est vrai que j’ai choisie une ville proche de chez moi (après Londres c’est un coup de coeur je ne me voyait pas aller ailleurs breeeeef lol), c’est aussi un argument qui a fait pencher ma balance dans le « pour partir ». C’est vrai qu’à Londres les choses ont l’air (car je n’y suis pas encore donc je préfère pas me porter la poisse) beaucoup plus simple. Je suis pas mal de blog sur les US et franchement quel parcours du combattant pour travailler !!!
        Le tout c’est de me pas baisser les bras, ça ne peut être que bénéfique :p
        xx

        Reply
        • vincianebelgium 06/08/2015 at 5:09

          déjà pour vivre à Londres, il ne faut pas l’accord de l’immigration comme aux US, on vit en coloc là bas aussi et la mentalité n’est pas du tout la meme non plus et c’est bcp plus loin, le travail on en trouve facilement (enfin je crois) des bilingues Francais-anglais c’est du pain béni, juste la vie est très chère aussi à Londres puisque le £ est grimpé en flèche et que les locations le sont aussi! en tout cas bonne m…. ) à toutes les 2, vous vivez dans mes 2 villes préférées :)

          Reply
      • Julia 01/09/2015 at 10:24

        loool oui c’est vrai!! Je suis partie à l’arrache sans savoir où je mettais les pieds! Je suis vite redescendue de mon petit nuage lol

        Reply
  • Maïe-Lenn 04/08/2015 at 4:33

    Quel bel article! Il ouvre les yeux sur les « backstages » de l’expatriation! Beaucoup voient le rêve américain comme une seconde zone de confort… Mais, avec cet article, on peut constater que ça ne l’est nullement! Je pense que chaque visa ou « vie d’expat » à son lot de « down », alors courage Gaëlle. A suivre ton blog, tes articles, ton facebook, on constate que tu n’es pas quelqu’un qui baisse les bras facilement et qui se bats constamment!
    Mais ouah! A 23 ans, quitter tout le « confort » européen pour aller en zone inconnue comme expat’! Quel courage, j’aurais voulu avoir cette force :). Tu es forte et la roue va tourner dans le bon sens pour toi, j’en suis certaine.

    A bientôt, je t’envoie tout mon soutien.
    Maïe-Lenn

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 1:54

      Non en effet je ne baisse pas facilement les bras, c’est bien pour ça que mon envie de rentrer en France a été de courte durée ! Justement cette période « coup de mou » me donne envie de me battre et de pouvoir dit « je l’ai fait » ! :-)
      Beaucoup pensent que s’expatrier c’est faire ses valises, vendre ce qu’on a à vendre, racheter ce qu’on a à racheter dans son nouveau pays d’accueil, poser ses valises, et reprendre sa vie comme quand on l’avait arrêtée, mais dans une langue différente. ERREUR! S’expatrier c’est démarrer une nouvelle vie, tout reprendre à zéro. J’ai de la chance d’être jeune et d’être venue sans attaches avec l’avenir devant moi, mais ce n’est pas forcément toujours plus simple.
      Je pense dans un coin de ma tête que la roue va tourner, du moins je l’espère ! :-)

      Reply
  • Béné 04/08/2015 at 4:21

    Je te rejoins complètement sur certains points comme ne pas créer de vraies amitiés ou l’avenir incertain et devoir vivre sur ses économies (même si ce n’est plus mon cas actuellement). Par contre pour le reste, je ne m’y retrouve pas du tout.
    J’ai eu la chance de trouver un travail du premier coup et de pouvoir changer très facilement pour un autre qui me convenait plus.
    Après, je ne suis pas dans le même pays.

    Il y a des moments incertains certes mais une fois qu’ils seront passés, tu souriras en y repensant. Courage :)

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 1:45

      Hello Béné,
      Comme tu le dis on est pas dans le même pays (je vois que tu es au Japon, super!), donc déjà ça joue beaucoup. J’ai un visa étudiant, j’ai des règles strictes quand au job que je dois faire, je ne peux pas changer comme je veux, et de plus je suis dans un milieu assez fermé et très couru. Donc en gros, j’ai la totale ! :-)
      Je sais que c’est une mauvaise passe et que dans quelques mois tout ça sera de l’histoire ancienne, mais justement je trouvais que le raconter sur le blog de but en blanc permettait de mettre en lumière les côtés moins sympa de l’expatriation qu’on évoque rarement. Et finalement ça fait plaisir de voir que beaucoup de personnes aux quatre coins du globe se retrouvent dans mon article !

      Reply
  • Les Bazos 04/08/2015 at 3:17

    Hello,
    Je te rejoins sur le fait de trouver du boulot… Nous sommes en PVT en Nouvelle-Zélande, et il est temps pour nous de refaire un peu d’argent, ce qui n’est pas si simple.
    P. a trouvé un boulot rapidement, mais moi, j’ai vraiment du mal, d’autant que l’on vit à la campagne et que les transports en communs ne sont pas du tout praticables ici… Je sais que je vais rebondir et que ce n’est qu’un mauvais moment à passer, mais c’est presque un coup à gâcher les bons moments que l’on passe ici. Je tourne en boucle, j’ai l’impression que je ne vais jamais trouver et renflouer les caisses.

    Merci, donc, pour cet article très juste… Oui, on a de la « chance », oui, on vit une vie que d’autres ne peuvent pas se permettre, mais non, ce n’est pas toujours funky et drôle :-)

    A bientôt !

    A.

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 1:36

      Mon article est valable pour tous les expats un peu partout dans le monde malheureusement. Les visas et les règles d’immigration diffèrent donc il est plus facile de s’expatrier dans un pays que dans un autre, mais au final on est tous confronté à une adaptation pas toujours simple, et surtout aux reflexions des gens qui pensent que parce qu’on est parti vivre ailleurs tout est rose et facile, alors que c’est tout le contraire !
      Je sais aussi que je vais rebondir, c’est une mauvaise passe où tout arrive au même moment, mais c’était justement l’occasion de mettre en lumière les choses qui font partie intégrante d’une expatriation et qu’on évoque rarement.
      Good luck pour toi en tout cas, on va y arriver toutes les deux j’y crois ! :-)

      Reply
  • Laetitia - French Fries and Apple Pie 04/08/2015 at 1:26

    C’est un très chouette article que tu écris là. Non pas que je me réjouisse de cette mauvaise passe que tu traverses, bien au contraire, mais peut-être coucher des mots sur le blog t’aura déjà déchargé un peu de ce blues.

    Ma situation d’expatriée est très différente de la tienne, mais je comprends très bien ton ressenti, et je te soutien dans ton droit de dire que ce n’est pas non plus le pays des Bisounours. Oui nous avons une chance immense de pouvoir vivre cette expérience américaine, mais cela n’enlève en rien aux difficultés que nous rencontrons parfois et je pense qu’il est plus que sain de l’exprimer.

    Je croise les doigts pour que l’avenir s’éclaircisse un peu pour toi, ici ou en France, et que tu puisses te projeter sereinement dans un beau projet personnel et professionnel.

    With love from Portland,

    Reply
    • Gaelle 04/08/2015 at 1:29

      J’avais déjà un peu déchargé tout ça en faisant le point avec mes colocs, mais du coup je trouvais ça bien de la dire ici, parce que beaucoup de personnes qui me suivent vivent à LA par procuration (c’est eux qui le disent!) ou alors comptent venir. Et parler palmiers et grandes universités c’est une chose, mais je trouvais que parler de la vie quotidienne et des problèmes auxquels on est confronté était tout aussi important ! Chaque situation est différente parce qu’on a tous des visas et des raisons d’expatriation différentes, et oui, les Etats-Unis c’est génial, l’expatriation c’est génial mais au final on vit et on survit comme partout, et ça beaucoup de gens ont du mal à s’en rendre compte ;)
      Merci beaucoup en tout cas, je reste confiante et on verra bien ce que l’avenir me réserve !

      Reply

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